Hallelouya et Sim shalom

Voici deux coups de cœur, le premier qui est en hommage à Leonard Cohen et son inoubliable Halelouya et le deuxième  qui est une des compositions de Meir Finkenlstien

Depuis quelques années déjà , je suis chaque nouvelle publication qu’Azi Schwartz  poste sur Youtube. Il faut dire que le cantor de la synagogue de Park Avenue à New York, de renommée mondiale  a une voix particulièrement limpide.  Je vous invite à cliquer sur ces titres.

Azi Schwartz
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Vassili Grossman et l’amour du peuple juif

Dans le  roman de Vassili Grossman  » Vie et destin « , on trouve  une lettre, qu’une mère écrit à son fils  Vitia :

 »  Mais je voudrais te parler aussi d’autre chose. Je ne me suis  jamais sentie juive depuis l’enfance je vivais parmi des amies russes, mes poètes préférés étaient Pouchkine et Nébrassov et la pièce où j’ai pleuré avec toute la salle au congrès des médecins de campagne est Oncle Vania avec Stanislawski dans le rôle principal. Et il y a bien  longtemps, j’avais quatorze ans, ma famille avait décidé de partir pour l’Amérique du Sud. Et j’ai dit à papa:  » Et pourtant  Je ne quitterai jamais la Russie, je me pendrai plutôt. » Et je ne suis pas partie. en ces jours terribles  mon cœur s’est empli d’une tendresse maternelle pour le peuple juif . Je ne me connaissais pas cet amour auparavant. Il me rappelle l’amour que j’ai pour toi, mon fils bien aimé. « 

Vassili Grossman : Vie et destin

BIOGRAPHIE : Né le 12 décembre 1905, en Ukraine,  à Berditcherv, (ville célèbre, grâce au rabbin  Levi Yitzhok de Berditchev, un des plus populaires de l’histoire du ‘Hassidisme,  décédé un siècle plus tôt, lui même disciple de Dov Baer de Mezeritch ), Vassili Grossman étudie à Kiev puis Moscou et devient ingénieur chimiste en 1929. Après son divorce en 1932, il se consacre à l’écriture et abandonne son métier.  Sa première nouvelle publiée en 1934  « Dans la ville de Berditchev », reçoit les encouragements de  Maxime Gorki.

Alors que les purges soviétiques battent leur plein, Porte-parole du régime soviétique (qui le nomme en 1937 membre de l’Union des Écrivains Soviétiques)  il se porte volontaire pour devenir correspondant de guerre dans les rangs de l’Armée rouge de 1941 à 1945, après avoir été réformé pour le service militaire.A la fin de la guerre pourtant, sa conscience politique évolue en profondeur.  Son entrée à Tréblinka en juillet 1944 et la nouvelle de la mort de sa mère ont sans doute été le déclencheur ou  alors  un puissant accélérateur de ces nouvelles prises de position.  Il  mettra sa plume au service de la vérité d’abord avec  » L’enfer de Tréblinka « .

  » Même quand elle est terrible, l’écrivain doit écrire la vérité et le lecteur la connaître. »

 

Max Bruch

Les fêtes de Tichri sont terminées. Parmi les airs qui rythment la fête de Kippour, il en est un qui a su franchir les bancs de la synagogue.   Il s’agit du Kol Nidrei.
Max Bruch
a permis au monde entier de découvrir cette mélodie hébraïque. Il se trouve que c’est  aussi une de ses œuvres les plus jouées avec sa Fantaisie écossaise, pour violon orchestre et harpe et  son premier concerto pour violon en sol min. Passionnément romantique, cette pièce incontournable  fait toujours  partie du répertoire des violonistes.

Fils d’un homme de loi, et d’une  mère soprano, professeur de musique, Max Bruch  nait  en Allemagne, à Cologne le 6 janvier 1838. Sa mère lui enseigne les bases de la musique avant d’être pris en charge par un professeur à Bonn. A 14 ans il écrit  sa première symphonie ainsi qu’un quatuor à corde, ce qui lui permet d’obtenir une bourse et d’être admis à la fondation Mozart à Frankfurt. Ses professeurs  sont  Ferdinant Hiller, ami de Robert Schumann et Carl Reinecke.

A partir de 1858, il enseigne à Cologne avant de devenir chef de chœur puis chef d’orchestre à Mannheim (de 1862à 1864). Sa première œuvre importante est un opéra, Die Loreley.  C’est aussi à cette époque  qu’il écrit  son premier Concerto pour violon en sol mineur (1864) pour le violoniste réputé Josef Joachim, pièce qui lui apporte immédiatement la  considération du public.. Brahms une dizaine d’années plus tard écrira son concerto de violon (1878) pour le même violoniste, qui apportera là aussi quelques précieux conseils. A l »évidence, le concerto de Bruch fut une source d’inspiration pour Brahms.

A la fin  de son contrat,  Bruch visite Paris et Bruxelles. Il  accepte  ensuite un poste de directeur  de la musique à Coblence en 1865. Deux ans plus tard, il devient chef de chœur à Sondershausen. Il restera à ce poste jusqu’en 1870, année pendant laquelle  Bruch part  pour  Berlin.

Son troisième opéra, Hermione y  sera  produit en 1872. Il  commence à pouvoir jouir de sa réputation de compositeur allemand. et à être connu en Europe, ce qui le pousse à  reprendre sa carrière de  chef d’orchestre.  Il obtient un  poste en Angleterre  pour  diriger le Philharmonie de Liverpool.

A nouveau deux nouvelles œuvres remporte un vif  succès : la Fantaisie écossaise pour violon et orchestre, puis  Kol Nidrei, basé sur un chant traditionnel  de la fête de  Yom kippour. Alors qu’il est protestant, Bruch a eu l’opportunité par l »entremise de son professeur Ferdinant Hiller  de rencontrer le Premier  ‘Hazzan de la synagogue de Berlin, Abraham Jacob Lichtenstein. En tant que ministre officiant, Lichtenstein, entretenait des relations chaleureuses avec des musiciens chrétiens. Max Bruch fut  reçu dans sa maison. Les mélodies de la liturgie (de  rite allemand) ne le laissèrent pas indifférent, puisque quelques années plus tard, il s’appropria la mélodie du Kol Nidré, qu’il développa  dans un Adagio pour violoncelle, orchestre et harpe. Quel autre instrument que le violoncelle pouvait porter cette mélodie méditative pleine de recueillement, Max Bruch a choisi le violoncelle.

Dans cette période agréable, il épouse la cantatrice Clara Tuczek. Malheureusement  des problèmes surgissent  entre les musiciens de l’orchestre et la direction. En 1883 Max Bruch quitte Liverpool et retourne en Allemagne. Il devient alors musical de l’orchestre de Breslau jusqu’à la fin de la saison en 1890 date à laquelle il devient professeur de composition au conservatoire de Berlin

Max Bruch

Le style de ce grand mélodiste, attaché à la musique romantique et à Brahms,  n’a guère évolué, bien qu’il ait  côtoyé les plus grands compositeurs de son temps comme Mahler, Liszt, Wagner, Bruckner.  C’est pourquoi il lui a été souvent reproché un certain académisme.

Sylvie Bodorova

Rares sont les  femmes compositeurs dont l’œuvre est jouée dans le monde entier mais   est aussi présente dans de nombreux festivals de musique classique; Sylvie Bodorova est l’une d’elles.

Après avoir étudié la composition à l’Académie de musique de Janacek à Brno et à l’Académie de musique de Prague, elle poursuit  ses études avec le professeur Franco Donatoni à l’Academia Chigiana. Elle assiste à partir de 1987 aux cours de composition Professeur Ton de Leuw à Amsterdam.

Professeur à ‘Académie Janacek de Brno,  de 1994 à 1996,  elle est invitée comme  compositeur en résidence à la CCM de Cincinnati.

Elle est lauréate de plusieurs concours et bénéficiaires de nombreuses commissions, dont la dernière au Festival de Warwick pour son ghetto de Terezin Requiem. Elle est membre de la Quattro compositeur tchèque collective.

Sa  première pièce (pour piano) elle l’a écrite  alors qu’elle n’avait  que sept ans

Dans une interview à radio Prague elle a déclaré au sujet de son Requiem. « :Le message est très clair. La pièce est inspirée par la performance d’un requiem de Verdi dans le camp de concentration de la Seconde Guerre mondiale] que fut ce lui de  Terezín. Et je me suis rendu à Terezín et j’ai vu toutes les circonstances, c’était si puissant que j’ai décidé d’écrire une pièce inspirée par cet événement. Le message est très clair: nous devons nous rappeler ce qui s’est passé et nous devons tout faire pour que cela ne se produise plus à l’avenir. Et je suis très heureux que ce morceau soit joué partout dans le monde, non seulement parce que c’est ma musique, mais parce que ce message est clair et beaucoup de gens comprennent ce que je voulais dire par elle. »

Conversation avec une survivante de la Shoah :

Une leçon de vie et d’amour de la musique : Alice Herz Sommer a aujourd’hui 108 ans et joue toujours plus de deux heures de piano par jour.  Survivante  de la shoah, elle nous explique la philosophie qui lui a permis de traverser les terribles épreuves de sa vie…

Itzhak Perlman

C’ est un des plus grands violonistes  du XXe siècle.  A quatre ans, il contracte la poliomyélite, ce qui l’oblige depuis, à se déplacer avec des béquilles et à jouer  du violon uniquement assis.

Il étudie la musique à Tel Aviv avant de partir pour les États-Unis. Virtuose précoce, il intègre à 13 ans  la Julliard School. A 18 ans, il fait ses débuts au Carnégie Hall en tant que soliste puis remporte le Leventriit competition.  Sa carrière, dès lors est lancée. En 1968, il fait ses premiers pas en tant que soliste auprès du réputé  London Symphoy orchestra.  En 1972, il sera soliste au Festival de  Salzburg  avecl’Orchestre philharmonique de  Vienne. Durant les années suivantes il se présentera régulièrement lors de tournées   en Europe. En 1975 il rejoint la  faculté du Brooklyn College de l’Université de  New York. tout en poursuivant sa brillante carrière . En 1986 , il  reçoit la médaille de la liberté aux Etats Unis du président  Ronald Reagan.  En 1987, il joue avec  l’Orchestre philharmonique d’Israël à l’occasion de concerts En Pologne  et en Israël  ainsi que dans d’autres pays de l’Est. En 1999 il devient professeur à la Juilliard School. C’est avec une joie contagieuse qu’il transmet le répertoire. Depuis  2001, il occupe le poste de chef principal  de l’orchestres symphonique de Detroit . En tant que violoniste il a joué  tous les concertos du répertoire. Parmi ces enregistrements les plus connus, il y a les 24 caprices pour violon de Paganini., le trille du diable de Tartini, et le concerto de Tchaïkovski. Itzhak Perlman a collaboré  avec de nombreux artistes tel que  Daniel Barenboïm., Jacqueline du Pré,  Yo-Yo Ma, Jessye Norman, l Seiji Ozawa, Zubin Mehta et le Julliard String Quartet.

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Itzhak Perlman a participé comme soliste à l’enregistrement  de nombreuses musiques de films, notamment   celle que composa John Williams pour  La liste de Schindler

IL ne se cantonne pas à jouer seulement de  la musique classique, mais joue et enregistre des disques de  jazz et de klezmer. son album The Fiddler House   a reçu un très grand accueil de la part du public    Il a déclaré :    « La musique klezmer est mon sang ».          Perlman, Itzhak - In the Fiddler's House CD Cover Art CD music music CDs songs album

Il joue sur le Stradivarius de 1714 , le Soil considéré le meilleur, que lui a cédé Yehudi Menuhin.

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