Henryk Wieniawski

Né  le 10 juillet 1835, Henryk Wienawski est un enfant  prodige issu d’une famille juive polonaise  cultivée.  A 9 ans, il auditionne pour le conservatoire de Paris.

Deux ans plus tard,  en 1946, il reçoit un premier prix de violon et devient le plus jeune lauréat. Il  commence alors une carrière de concertiste à Paris puis à Saint-Pétersbourg, où il obtient un  énorme succès.

C’est très rapidement, qu’il s’impose  comme l’un des plus grands violonistes de son temps, aux côtés de Joszef Joachim et de Pablo Sarasate.

Pablo de Sarasate

Lorsqu’il revient à Paris, c’est pour  entamer des études de composition. En 1847 Henryk Wieniawski publie son premier opus, un Grand Caprice fantastique. C’est le début d’un catalogue modeste qui comporte 24 œuvres. Avec son 1er concerto, il gagne l’admiration du public européen  et se fait connaitre aussi bien  en tant que violoniste  que compositeur.

De 1851 et 1853 il vit en Russie, et  donne des concerts avec son jeune frère, Josef qui l’accompagne au piano.

En 1852 , il compose sa première  Polonaise de concert, en Ré majeur.

A partir de 1860, sa vie prend une nouvelle tournure.

Promu premier violon au tsar, il est aussi professeur de violon au Conservatoire nouvellement  fondé, (à ce  niveau,l’influence de son enseignement reste considérable)  tient la partie d’alto au sein du quatuor Ernst en même temps qu’il dirige l’orchestre de la Société musicale russe.

 En 1862, il compose son 2ème Concerto pour violon. Il fait partie des plus grandes œuvres  du répertoire  romantique pour violon.

Dix ans lus tard, il reprend sa carrière de virtuose international et part aux États-unis pour 250 concerts en 239 jours. Il prolonge ensuite son séjour jusqu’en 1874, date à laquelle il choisit de  rentrer en Europe.  A Bruxelles,  il succède à  Vieuxtemps comme professeur au Conservatoire, poste qu’il occupera jusqu’en 1877.

En 1878, alors que se manifestent ses premiers soucis cardiaques, il donne à nouveau une série de concerts à Paris, Berlin puis Moscou, avant de s’effondrer sur scène le 11 Novembre 1878, alors qu’il interprète  son  2ème concerto pour violon. N’écoutant pas cette première mise en garde, il devra interrompre son interprétation de la sonate « à Kreutzer » de  Beethoven à Moscou le 17 Décembre de la même année. Pourtant, il ne renoncera pas encore et poursuivra sa tournée en Russie jusqu’en 1879, avant d’être transporté à l’hôpital d’Odessa. Le 14 Février 1880, il est emmené dans la propriété de  la maison de Nadezhda von Meck la protectrice de Tchaïkovski.

A sa mort, il laisse sa famille dans une situation financière désespérée, (sa femme est enceinte d’une fille qui naitra 2 mois plus tard.)

Souvent comparé à Paganini, Wieniawski a ébloui le public par sa technique prodigieuse et son phrasé expressif. Alliant subtilement une inspiration romantique et une virtuosité irréprochable, tout  comme son compatriote Chopin, il  a  su écrire la musique qui a célébré l’esprit de la Pologne, notamment avec sa Polonaise en ré.

Le concours international de violon Henryk Wieniawski fur organisé pour la première fois à  Varsovie en 1935. La médaille d’Or  fut attribuée à la violoniste française Ginette Neveu tandis que David Oïstrakh se voyait distingué d’une médaille d’argent.

Suspendu pendant la seconde guerre mondiale, il reprit à partir de 1952 à Poznan. A noter que ce fut  le fils de David Oïstrakh, Igor  qui remporta le 1er Prix . Ce concours international se  déroule depuis cette date  tous les cinq ans.