Im eshka’hékh Yéroushalayim

A la fin du mariage, le marié  brise un verre et prononce les paroles du psaume qui (127) en souvenir  de la destruction du temple de Yéroushalayim.
« Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’oublie,
que ma langue colle à mon palais

si je ne fais pas monter Jérusalem au sommet de ma joie ».

Voici la  version traditionnelle de ce psaume, que j’ai arrangée pour piano solo

( pour imprimer en pdf, cliquez sur chaque nom de fichier).

Im Eschka’hekh trad. piano solo sol min

 

 

Im eshka'hekh trad Arrgt © E Souffan

 

 

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Mi mamakim

Le psaume 130  « Mi maamakim »  « Des profondeurs je t’appelle Éternel..”  est régulièrement interprété lors de cérémonies commémoratives  à la Grande  Synagogue de la Victoire, à celle de  la Rue Vauquelin, ou encore  à celle de la rue de Chasseloup Loubat. Bien souvent c’est  la partition tirée  du recueil de  Samuel David qui est alors choisie.

Mi maamakim page1Mi maamakim page2

Cette année,  à l’occasion de la cérémonie du 8 mai à la synagogue de Chasseloup Laubat, j’ai eu le privilège d’accompagner  la version qu’en a faite  Arthur Honegger en 1946,  interprété par la basse Navot Barak.

Cérémonie du souvenir à la synagogue de Chasseloup Laubat  mai 2013

Cérémonie du souvenir à la synagogue de Chasseloup Laubat mai 2013

En kélohénu

Prière chantée tout au long de l’année, aux  offices du shabbat matin ou des jours de fêtes.   » Nul n’est comme notre D’ieu

Ecrit en 1841 par Julius Freudenthal (1805-1874) pour le chantre  de Brunswick, Hirsch Goldberg (1807-1893)

Premier violon  à l’orchestre de la cour de Brunswick, puis chef d’orchestre au théâtre de la cour,Julius Freudenthal devient ensuite chef d’orchestre à la chapelle ducale. En tant que compositeur il écrit quelques pièces pour violon et piano, Variations, Rondos et des chansons et plusieurs opéras burlesques  «Le barde» ou «Les boucles d’or.»  C’est avec le H’azzan Goldberg , qu’il va  s’atteler à apporterun renouveau à la liturgie synagogale. En 1843 un recueil de chants pour soliste et petit chœur en deux parties est publié et même réédité.

Louis Lazarus Lewandowski

Né le  3 Avril 1821 , Louis Lazarus Lewandowski est issu d’une famille juive pauvre vivant dans la province de Poznan  A 12  ans, il part à Berlin afin d’y étudier le piano et le chant .  Le chantre Ascher Lion lui propose de devenir soliste au sein du chœur de la synagogue. Il est ensuite admis à l’académie de musique de Berlin, qui sans l’appui d’un cousin de Félix Mendelssohn n’aurait jamais accepté d’accueillir dans ses rangs un étudiant juif)  Pendant 3 ans, le compositeur, Adolf Marx, devient son professeur.


En 1840, il accepte le poste de chef de chœur de l’ancienne synagogue, puis de la nouvelle.

Il compose alors Kol Rinnah, pour choeur  et Todah vé zimrah’ pour solistes, chœur mixte et orgue.

Quand Abraham Lichtenstein,  (qui fera connaitre à Max Bruch la mélodie du Kol nidrei ) succède au chantre Abraham Lion, celui-ci  soutiendra Lewandowski dans son travail de compositeur. Il écrira une quarantaine de psaumes pour soliste, chœur et orgue, mais aussi des symphonies, des cantates et des arrangements  d’anciennes mélodies  juives.Parmi ses oeuvres les plus populaires, encore chantées couramment : «Unvenucho Yomar», «Zacharti Lach» pour Rosh Hashana et «Ve’l Chata’im» pour Yom Kippour.
Professeur  à l’ école libre juive  au séminaire des enseignants juifs de Berlin, il forme nombre de futurs ‘hazzan. On lui doit la fondation d’un institut pour les musiciens pauvres et âgés.  En 1866 il  reçoit  le titre honorifique de directeur musical royal.

C’ est l’un des plus éminents compositeurs de  la musique synagogale. Il meurt le  3 Février 1894

Voici une des œuvres encore interprétées aujourd’hui, notamment à la grande synagogue de Paris ( le chœur à 4 voix mixtes est aujourd’hui réduit à un chœur d’hommes) : ENOSH

 

Le Kol nidrei du recueil de Samuel David.

Né à Paris en  1836, Samuel David après avoir suivi des études au Conservatoire de musique  auprès notamment de Fromental Halévy (contrepoint, fugue, composition), accepte le poste de chef du chant en 1856 au Théâtre-Lyrique. A la même époque son opérette « la peau de l’ours » est  représentée au Théâtre des Folies-Nouvelles En 1958 il remporte le célèbre Prix de Rome et devient pensionnaire de la Villa Médicis  durant les 2 années suivantes. En  1872 il est nommé directeur de la musique des temples consistoriaux. Ce poste  créé dans le cadre de la construction de la synagogue de la Victoire,  commencée en 1867 et inaugurée en 1874, vise à unifier les répertoires liturgiques des différentes communautés.
En 1895, quelques mois avant sa mort,  il  fait publier un recueil  de musique  religieuse qui regroupe à la fois des chants traditionnels  et des pièces  » modernes ». On y trouve également des pièces de Mozart sur lequel  ont été placées des paroles en hébreu ( Psaume 128. Ashré col yéré)

Aujourd’hui encore son Baroukh abba  fait partie des morceaux régulièrement interprétés durant les mariages dans les synagogues parisiennes. A sa mort en 1895, c’est  Jules Franck qui succéda à son poste consistorial.

A la Page 153, se trouve le Kol nidré. La mélodie se fait entendre  3 fois.Entre chaque reprise, à noter la modulation  d’un demi ton.

PAge 154

Page 155

Oyfn Pripetshik

Alef-Beth, musique appelée aussi Ojyfn pripetshik

 Voici les paroles en yiddish et leur traduction

Dans le foyer brûle un petit feu, et il fait chaud dans la maison, et le rabbin enseigne aux petits enfants  l’alphabet

Pour écouter la mélodie dans le film de Spielberg : « la liste de Schindler » :

//www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=KpN55cT52uA]